Ode maritime
Fernando Pessoa
À voir jusqu’au 21 juin 2009
Salle Lausanne - Théâtre de Vidy
Site officiel www.vidy.ch
Ode maritime
Claude Régy met en scène le poème en vers de Pessoa : tout le texte est un appel à l’imagination.
L’océan n’est pas vraiment vu, mais plutôt évoqué, invoqué, apostrophé. Et il est invoqué comme un espace, comme une ouverture de l’espace, comme une présence qui est peut-être une absence infinie.
Pessoa, en portugais, veut dire « personne » ou « masque de théâtre ». Ses voyages, sa vie sexuelle, n’ont pas eu lieu. C’est son esprit qui le hisse aux excès limites du sado-masochisme, à la crête des vagues, sans délimitation de sexe. Pessoa bouscule nos modes de perception. Nos modes de vie.
Bonjour,
dans la cadre de l’inauguration de la nouvelle Place Flagey pour ce samedi 5/07/08 à Bruxelles, Belgique, nous sommes (urgemment :-) à la recherche de la traduction française du poême "O Sino da Minha Aldeia" de Pessoa. Sur cette nouvelle place il y a notamment un monument de Pessoa qui sera inauguré par l’ambassadeur Portugais.
N’hésitez pas à me contacter pour de plus amples infos. Merci d’avance !
Salutations cordiales, Dries Heyman
Dries Heyman
(+32)(0)476 87 85 82
www.wowcommunication.be
Blvd. Barthelemy 10
1000 Brussels
ÉTRANGER [THÉÂTRE]
Direction Artistique : Pierre T. etrangertheatre@gmail.com
SOIS Polyphonie pour un acteur et un musicien,
Le 22 mai 2008 à 20h30
Festival Musiques Osées
69400 Villefranche sur Saône.
SOIS est une rencontre en espace et en sons d’univers poétiques inspirés par trois auteurs d’origines géographiques et /donc historiques, différentes : Gherasim LUCA, Fernando PESSOA, Issa MAKHLOUF et Pablo NERUDA.
A la frontière du théâtre et du concert, les mots chantent, les instruments parlent, les corps racontent ensemble où en opposition, les mots des auteurs choisis.
Se superposent et s’entremèlent à ce dialogue poétique des extraits sur bandes de l’astrophysicien Hubert Reeves répondant à la question :"Pourquoi la nuit est elle noire ?"
L’espace scénique revêt alors les signes d’une confrontation jubilatoire entre le scientifique et le poétique et place la question humaine au coeur.
Dans un rapport d’interprétation improvisée, les deux protagonistes suivent ensemble le fil conducteur de l’instant présent. Ils permettent ainsi au spectateur d’être également dans un rapport d’écriture, l’invitant à choisir lui même une trame narrative entre les mots et les sons et l’ensemble des deux.
SOIS est une pièce modulable qui peut se jouer dans différents types de lieux. Créé pour les petits espaces - bars, librairies, bibliothèques, appartements- ce duo a ensuite été adapté à la scène.
Avec Yoann Durant : musicien et Pierre Tallaron : acteur
MISIA
Lisboarium
le 22/02/2008 à 20h30
SALLE PABLO NERUDA
3, av. Salvador Allende 93000 BOBIGNY
15,00 €
La « dame en noir » du fado a la silhouette sophistiquée de Barbara, la coupe de Louise Brooks et la vie en rose de ses lunettes protectrices. Misia est un personnage et surtout une voix majeures de ce blues du Portugal, nostalgique et triste. Artiste irréductible, elle ne se cantonne pas à son Portugal natal, elle veut sa musique comme une boîte de Pandore : un coffret sobre et précieux d’origines vagabondes et d’amours tumultueuses.
Bonjour,
Nous vous remercions d’avoir mis sur votre site notre dernière création « INTERVALLE PERSONA » d’après l’oeuvre de Fernando Pessoa.
La résidence s’est achevée le 29 novembre, et 5 représentations ont eu lieu à Cherbourg dans la salle Vox de la scène nationale le Trident.
Nous aimerions emmener notre spectacle au Portugal, en sur-titrage,
et
ne connaissant pas spécialement les lieux qui seraient susceptibles de
nous accueillir,
Peut-être sauriez-vous nous aiguiller, nous guider dans nos recherches ?
Dans tous les cas, je vous souhaite de toute l’équipe Elan Bleu une très bonne année 2008.
Frédérique Braconnier
C.LʼE.B.[A.R.T.S] Compagnie LʼElan Bleu
61 rue de Lʼabbaye 50100 CHERBOURG OCTEVILLE
Tél/Fax : 02.33.04.48.14
Visionnaires du Temps Présent
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L`âme secrète du Portugal
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Une pièce méconnue de Thomas Bernhard
Marleau et ses doubles
Dans « Une fête pour Boris », de Thomas Bernhard, Denis Marleau mêle aux acteurs de fascinants personnages vidéo. Rencontre avec le metteur en scène québécois
Le Nouvel Observateur .Thomas Bernhard est-il de la lignée des perturbateurs - dont Tzara, Schwitters, Jarry - que vous montiez à vos débuts ?
Denis Marleau. - Ces auteurs ont une passion commune et jubilatoire pour la musicalité de la langue. Thomas Bernhard fait entendre la pulsation d’une pensée arbitraire, mobile et réversible, qui requiert, à l’instar des textes avant-gardistes, un rythme très particulier, inusité. Cela demande donc une grande virtuosité aux acteurs.
N. O. - Il était pourtant totalement fasciné par les marionnettes, muettes par nature !
D. Marleau. - Il avait sous-titré « la Montagne », son premier essai dramatique inédit, « spectacle pour des marionnettes sous forme d’êtres d’humain ou d’êtres humains sous forme de marionnettes ». Plus tard dans « les Célèbres », de petites marionnettes représentent des grands hommes de l’Histoire. Et dans « Une fête pour Boris ? », si Bernhard ne va pas encore jusqu’à inclure des marionnettes, il instaure en revanche des jeux entre ses personnages qui font appel aux déguisements, aux masques. Il entre beaucoup d’enfance dans ce désir de jouer, de se travestir, d’inventer un monde, dans les manipulations et la méchanceté presque jouissive qui existent entre les personnages. Tout cela participe à ce trouble de l’identité qui est un des noeuds de son écriture.
N. O. - Comment est née l’idée, et l’invention, de ces masques vidéographiques ?
D. Marleau. - La représentation du fantôme et du double sur scène m’a toujours hanté. Quand, en 1997, j’ai adapté un récit de Tabucchi, « les Trois Derniers Jours de Fernando Pessoa », les hétéronymes me sont apparus comme le matériau idéal pour faire interagir l’acteur avec son double vidéographique, projeté à l’époque sur un masque plat porté par un autre acteur. En 2002, avec « les Aveugles » de Maeterlinck, j’ai voulu aller encore plus loin. L’acteur vivant n’était plus sur scène, mais son visage était démultiplié sur des masques surgis de l’obscurité. Dans « Une fête pour Boris », le personnage vidéo n’est plus au centre de la représentation, il cohabite avec les acteurs. Totalement artificiel, tridimensionnel, outrancier et grotesque, il jette un trouble accru sur la notion de présence.
N. O. - Ce clonage de l’acteur ne présente-t-il pas quelques dangers ?
D. Marleau. - Il ne s agit pas d’un clonage ! Le personnage vidéographique ne remplacera jamais l’acteur, à la différence de la marionnette, à propos de laquelle, étrangement, ces questions morales ne se posent pas. C’est simplement un nouveau moyen poétique auquel j’ai rêvé pour des dramaturgies très précises, en l’occurrence Maeterlinck, Beckett, Fosse et ici Bernhard, qui toutes posent la question de la condition ambiguë du personnage sur scène, physiquement contrainte, statique, indéfinie et fragmentée.
Odile Quirot
Le Nouvel Observateur - 2330 - 02/07/2009
Ode Maritime, oeuvre poétique écrite par l’écrivain portugais Fernando Pessoa, adaptée au théâtre et mise en scène par Claude Régy, et interprétée par l’acteur Jean-Quentin Chatelain, sera représentée au festival d’Avignon à la salle de Montfavet du jeudi 9 juillet au samedi 25 juillet. Ce poème lyrique et puissant consacré à la mer est édité en France chez Fata Morgana.
Rens. : Salle de Montfavet Rue Félicien Florent - AGR 84000 Avignon
Le mercredi 22 juillet à 15 h
au Gymnase du Lycée Saint Joseph
en Avignon.
Rencontre exceptionnelle autour de PESSOA, modérée par Nicolas Truong, avec la participation de Robert Bréchon (poète, essayiste et critique) et Claude Régy (Metteur en scène de Ode Maritime).
Entrée libre. Festival d’Avignon
Avec Claude Régy, l’imaginaire nous sauve d’un réel souvent éprouvant en nous ouvrant des espaces de rêve et de mystère qui touchent au plus profond de notre nature humaine. Sa rencontre avec Fernando Pessoa, auteur qui ne vécut que par les songes, par divagations successives et démultiplication de lui-même, était sinon inévitable, du moins naturelle. Dans un monde moderne où la réalité est fortement mise en doute par le virtuel, faire entendre le poète portugais dans ce qu’il a de plus violent et de plus délirant revient à plonger dans ce que la création artistique a de plus nécessaire. Dans cette Ode maritime, on se brûle aux limites d’un univers de violence et de cruauté, magnifié par un lyrisme débordant, rageur, extrême. Il n’y a que Pessoa pour évoquer le chaos du monde en agençant les mots d’une façon aussi précise, aussi structurée. Et il n’y a que Claude Régy pour bousculer une nouvelle fois les certitudes d’un théâtre qui pourrait nous rendre plus consommateurs que spectateurs agissants. Ensemble, à ceux qui veulent aller au plus loin dans la liberté des désirs, il propose un exaltant périple imaginaire. Ici, la mer est bien plus qu’une immense étendue d’eau : c’est un appel au voyage, dans la lignée de ceux lancés en leur temps par Samuel Taylor Coleridge ou Walt Whitman. Mais en écoutant les mille vers qui composent Ode maritime, on perçoit que ce n’est pas seulement la mer, présente sans être clairement décrite, qui intéresse Pessoa, mais aussi et surtout le monde des navires, le monde des machines, le monde moderne. En dénonçant au passage les campagnes impérialistes de sa nation et la violence qui en résulta contre les populations colonisées, il fait ici œuvre iconoclaste dans un pays qui vécut et survécut longtemps grâce à ses possessions territoriales lointaines. C’est par la voix unique de Jean-Quentin Chatelain que seront suggérées toutes les nuances de ce texte qui ne refuse ni le lyrisme envoûtant, ni le cri terrifiant, ni même la douceur d’un murmure chuchoté.
Jean-François Perrier
Alexandre Barry (Assistant(e) à la mise en scène) , Philippe Cachia (Création son) , Rémi Godfroy (Lumières) , Sallahdyn Khatir (Scénographe) , Claude Régy (Lumières) Sallahdyn Khatir (Costumes, lumière), texte français de Dominique Touati, revu pour le spectacle par Parcídio Gonçalves et Claude Régy
Salle de Montfavet
du 9 au 25 juillet 2009 à 22h,
tarif plein 27€ / réduit 21€ / jeune 13€, Durée 1h30mn,
Dans cette Ode maritime, on se brûle aux limites d’un univers de violence et de cruauté, magnifié par un lyrisme débordant, rageur, extrême. Il n’y a que Pessoa pour évoquer le chaos du monde en agençant les mots d’une façon aussi précise, aussi structurée. Et il n’y a que Claude Régy pour bousculer une nouvelle fois les certitudes d’un théâtre qui pourrait nous rendre plus consommateurs que spectateurs agissants. Ensemble, à ceux qui veulent aller au plus loin dans la liberté des désirs, il propose un exaltant périple imaginaire. Ici, la mer est bien plus qu’une immense étendue d’eau : c’est un appel au voyage, dans la lignée de ceux lancés en leur temps par Samuel Taylor Coleridge ou Walt Whitman. Mais en écoutant les mille vers qui composent Ode maritime, on perçoit que ce n’est pas seulement la mer, présente sans être clairement décrite, qui intéresse Pessoa, mais aussi et surtout le monde des navires, le monde des machines, le monde moderne. En dénonçant au passage les campagnes impérialistes de sa nation et la violence qui en résulta contre les populations colonisées, il fait ici œuvre iconoclaste dans un pays qui vécut et survécut longtemps grâce à ses possessions territoriales lointaines. C’est par la voix unique de Jean-Quentin Chatelain que seront suggérées toutes les nuances de ce texte qui ne refuse ni le lyrisme envoûtant, ni le cri terrifiant, ni même la douceur d’un murmure chuchoté. JFP