Jusqu’au 21 janvier
Théâtre du Lucernaire, Mystère Pessoa
Mise en scène Stanislas Grassian
Réserver : 01 45 44 57 34
53 Rue Notre Dame des Champs 75006 Paris
Pessoa, l’homme 3 en 1
Fernando Pessoa (1888-1935) fait partie du Panthéon des poètes portugais. Si son nom compte parmi les plus illustres de la littérature portugaise, il est moins connu des Français comme moi. C’est donc pour en savoir plus sur l’homme et ses créations que j’ai décidé d’aller voir Le mystère Pessoa. J’aurais mieux fait de bûcher le sujet avant de me heurter aux états d’âme et pensées sibyllines de Pessoa. Difficile de saisir l’ambiguïté et la complexité de l’œuvre de l’écrivain. Et de l’homme lui-même. Pessoa c’est Romain Gary puissance 10.
France Culture
J’ai toujours eu un lien très fort avec Lisbonne. Enfant, j’y étais allé avec ma mère. Elle était portugaise, elle est morte lorsque j’avais 5 ans. Il y a quelques années, j’ai voulu m’installer un an dans cette ville. Finalement, je ne l’ai jamais quittée. J’y habite depuis 4 ans. C’est pour moi la ville de l’enfance, des fantômes et des deuils. Aujourd’hui, c’est la ville où je me sens le mieux. Pour la première fois, je me sens chez moi.
Vivre à Lisbonne, c’est ressentir la saudade, un sentiment de douce mélancolie typiquement portugais. Car si la ville se tourne résolument vers l’avenir et la modernité, elle demeure néanmoins figée dans un temps révolu, dont on capture les traces au détour des rues. Toute l’histoire portugaise nous apparaît ainsi, celle du temps des grandes découvertes, de la chape de plomb de près de quarante ans de dictature, du faste des temps coloniaux, des libertés acquises et de la movida artistique issues de la révolution des œillets de 1974.
L’entrée du Portugal dans la communauté européenne a offert à sa capitale une période faste et heureuse. Mais aujourd’hui, un temps de crise freine ce dynamisme. La plupart des grands projets d’urbanisme de la ville sont interrompus. La première mesure gouvernementale de restriction budgétaire a été de fermer le Ministère de la culture, pour le remplacer par un simple secrétariat d’Etat.
Malgré ces sombres perspectives, la ville et ses artistes gardent leur énergie intacte. J’ai demande à 9 artistes de partager avec nous, leur rapport intime à la ville. Ils sont internationalement reconnus ou de la jeune génération. Ils sont : comédien, metteur en scène, chorégraphe, plasticien, chanteur, photographe, styliste, cinéaste, écrivain et nous traversons avec eux les lieux emblématiques de la « Ville Blanche ».
A la manière de Fernando Pessoa dans son livre-balade « Lisbonne », ils nous entraînent dans leur ville, et nous guident vers leurs endroits favoris. A travers leurs voix, nous découvrons les mutations de la ville et les évolutions de sa scène artistique.
Par Pierre Primetens
Chargée de réalisation : Anna Szmuc
Technicien : Philippe Carminati
Avec :
Catarina Wallenstein, actrice >>> sa filmographie
Jorge Silva Melo,réalisateur >>> site de sa compagnie
Vera Mantero,chorégraphe >>>son travail
Miguel Palma,artiste plasticien >>> son site
Paulo Furtado (The Legendary Tigerman),chanteur >>> son site
Jorge Molder, photographe >>> son site
João Branco et Luis Sanchez de Storytailors,stylistes >>> le site de Storytailors
Joao Pedro Rodrigues, cinéaste >>> sa biographie
Lien : http://www.franceculture.fr/emission-villes-mondes-villes-mondes-lisbonne-2011-10-30.html
Offres de formations / stages Du 20 juin au 1er juillet et/ou du 18 au 29 juillet. Lieu : Paris (75019)
Stage intensif de 70h dirigé par Agathe Schumacher, comédienne metteur en scène, autour d’une oeuvre majeure de Pessoa. Drame en âme.
Recherche poétique, physique pour un théâtre "statique".
10 participants maximum, 600€.
Possibilité de prise en charge par heures dif.
Présentation publique du travail le dernier jour.
Du 20 juin au 1er juillet et/ou du 18 au 29 juillet.
Envoyer photo et cv à actotheatre@gmail.com
La nouvelle voix du fado.
La sincérité et la grâce du fado de Katia Guerreiro sont motivés par l’amitié, l’amour, une juste dose de mysticisme et un sens profond du dévouement. Légère, menue, elle semble fragile ; mais la jeune femme a des mains qui pansent les plaies et une voix qui guérit l’âme. Sa voix sans fioritures livre son âme et son amour pour Amalia Rodrigues.
Dans ses albums, Fado Maior (2001) ou Nas Mãos do Fado (2003), la délicate chanteuse présente ce parfait équilibre entre tradition et "vécu", qui fait sa modernité et sa force. Sa dernière œuvre, Fado, est sorti chez Milan Music en février 2009.